baseball

Aussi bizarre que celui puisse sembler, il fût une époque où les frappeurs de puissance et de coups de circuit n’avaient pas vraiment la cote au baseball. Entre le début du 20e siècle et l’émergence de Babe Ruth en tant que destructeur de balle qui va jusqu’à pointer du doigt l’endroit où il va la sortir du terrain, le baseball se jouait en finesse et en défensive.

C’était l’ère de la balle morte, ou le dead ball era. Durant ces presque 20 ans, voler un but ou réussir un court et frappe étaient les façons les plus certaines de jouer le livre et de remporter des matchs. Voyez ça un peu comme les joyeuses années de la trappe au hockey.

Et puis, Babe Ruth est arrivé, il s’est mis à frapper des circuits, les spectateurs ont rempli les stades pour le voir jouer et c’est la fin de ce moment particulier dans l’histoire du baseball. Mais, on sait que l’histoire est cyclique, que tout se répète et nous voilà, cent vingt ans plus tard, à l’aube du retour de la balle morte, merci aux défensives spéciales.

Parce que si vous suivez le baseball, vous les avez probablement remarquées, ces nouvelles façons de placer les joueurs en défense. Dans cet exemple, vous pouvez voir que le joueur de deuxième but des Dodgers se place presque au champ droit, au lieu d’être à sa position habituelle à la droite du deuxième but. Le troisième but, lui, joue presque à la position d’arrêt-court.

Pourquoi ? Parce qu’avec les nouveaux modèles statistiques, il est possible de découper le terrain en zones et de déterminer précisément les habitudes des frappeurs. Si un joueur frappe la balle 67 % du temps entre le premier but et le champ droit, vous pouvez être certains que la défensive va s’adapter. Et comme les lanceurs contrôlent leurs lancers mieux que jamais, il est extrêmement difficile pour le frappeur de « placer » la balle sur le terrain.

Cela donne des matchs de plus en plus défensifs et cela risque de durer quelques années, le temps que les frappeurs s’adaptent et retrouvent la maîtrise du positionnement de leur frappe. Ou, comme on le lit et l’entend de plus en plus, le temps que le baseball majeur décide d’interdire les défensives spéciales, pour l’intérêt supérieur du jeu de baseball.

Parce qu’on dira ce qu’on voudra, les spectateurs ne payent pas leur paire de billets 200 $ pour aller voir des beaux placements défensifs…



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