C’est ironique, mais il y a une science derrière le brasse-camarade des durs à cuire de la LNH.

Ce n’est pas la première fois que les médias en parlent, mais c’est rare qu’un joueur le fasse à la première personne avant sa retraite. Brandon Prust, notre p’tit tough du CH, l’a fait en partenariat avec le site The Player’s Tribune, lancé par Derek Jeter et ses associés après sa retraite du baseball majeur.

Bref, Prusty a écrit un article qui s’intitule Why We Fight (pourquoi on se bat) et il nous offre quelques révélations très intéressantes.

En voici quelques-unes.

Il y a un respect mutuel entre les durs à cuire. Ceux qui ne respectent pas le code, on les appelle des rats.

B. Prust

C’est quand même une drôle d’image qu’une confrérie de goons. Normalement, on associe plus ce genre de respect dans un Club Optimiste, par exemple, ou chez les Bisons des prairies. Mais venant d’une bande de joueurs qui s’estampent des jointures sur les joues entre eux, ça surprend.

Si on enlève les bagarres et que les joueurs ne sont plus inquiets d’avoir à rendre des comptes sur la glace, je vous garantis que plus de joueurs se blesseront à la suite des mises en échec violentes loin des bandes.

B. Prust

Prust ouvre une boîte de Pandore que les bons pensants de la LNH ignorent depuis trop longtemps. Le hockey est un sport historiquement violent, c’est d’ailleurs l’un des freins à sa popularité à l’extérieur du Canada. Mais peut-on jouer au hockey sans se casser quelques dents par année?

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L’idée, c’est que si tu veux y aller, tu veux y aller. Il n’y a pas d’intérêt à se moquer de l’autre et insulter sa mère.

B. Prust

C’pour ça qu’on l’aime Prusty. Sa blonde est fine et il respecte les mômans. Un vrai gentleman.

Dans un combat, il n’y a pas de coups salauds.

B. Prust

Visiblement, Prust n’a pas la même définition de combat que nous. Parlez-en à George Parros.

Bref, on se moque un peu, mais Brandon Prust nous a offert un bon article. C’est juste que, malgré la perspective « de l’intérieur », c’est difficile de donner du poids aux arguments d’un homme, adulte, faisant l’apologie du pétage de margoulette pendant un match de hockey.

Le problème, ce n’est pas seulement la violence dans le sport – c’est le fait qu’on transmette cette violence d’une génération à l’autre sous prétexte qu’elle a toujours été là.

C’est le même genre de mentalités qui font que Ti-Mé Paré est encore à la télé vingt ans après La Petite Vie. On jase là.

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