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Dimanche dernier, le Centre d’intégration à la vie active (CIVA) organisait un baskethon afin de ramasser des fonds et ainsi venir en aide à des personnes vivant avec un handicap physique. Voyant une chance en or d’essayer un sport qu’on n’a pas toujours la chance d’essayer, Balle Courbe était au rendez-vous! Kéven Breton, Odrée Rousseau, Vincent Noël, Aurélie Herman et moi-même avons tous accepté d’aller nous faire humilier dans un sport bien plus épuisant qu’il en a l’air!

Et ce, même si on peut jouer en jeans.

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Les Curvoballois/Crédits photo : CIVA

En arrivant, Kéven, qui avait lancé l’idée que Balle Courbe participe à l’activité vivant lui-même avec un handicap physique, a bien pris soin de nous dire qu’il avait oublié de nous conseiller le port de gants. Mes sept ampoules te remercient, Kéven.

Les règles

Avant les matchs, on nous explique les règles, qui sont sensiblement les mêmes qu’au basketball, sauf que dans la version en chaise roulante, nous avons le droit d’avancer sans dribler le ballon, à condition de ne pas toucher à nos roues plus de 2 fois avant chaque drible. On nous a ensuite enseigné la bonne méthode pour reprendre un ballon au sol : en mouvement, le coller sur notre roue avec notre main et en tournant, la roue va le ramener vers le haut. Cette technique n’a jamais été utilisée par notre équipe. Nous avons opté pour la technique de nous arrêter et de nous étirer. Technique beaucoup moins rapide, mais beaucoup moins compliquée.

Le début du tournoi

Nos attentes face à nos performances étaient très basses. Après consultation nous n’avions qu’un seul but en tête : ne pas terminer la journée sans marquer de point.

La première partie ne fut pas encourageante puisque nous avons perdu 2-0. La bonne nouvelle : notre défensive était probablement une des meilleures. Sauf que les prochaines parties allaient nous confirmer que c’était pas le cas. Honnêtement, notre défensive n’était pas si bonne, c’est plutôt que nous avons épuisé beaucoup de temps à force de rater nos passes. L’arbitre a terminé la partie plus essoufflé que nous, à force de courir après le ballon.

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Crédits photo : CIVA

Lors de la deuxième partie, nous avons finalement inscrit nos premiers points! En fait, nous en avons marqué 4! Ç’aurait été génial si nous n’en avions pas accordé 4 aussi. C’était un match intense avec une collision qui a expulsé Aurélie de sa chaise. Dommage qu’elle n’avait pas le ballon, elle aurait pu essayer un dunk. En fin de match, les Curvoballois (notre nom d’équipe) auraient pu l’emporter avec 4 secondes à faire. Malheureusement, alors que j’avais le champ libre pour tirer, Kéven m’a fait une passe directement dans les roues. Oui Kéven, tu pouvais être certain que j’allais te le reprocher dans l’article. Tu nous as privés d’une possible victoire certaine.

Troisième partie : défaite de 8-4. Notre défensive n’était vraiment pas si solide finalement.

Quatrième et dernière partie : défaite de 6-4. Je prends le blâme, j’ai raté plein de tirs. Notre jeu de passe s’était vraiment amélioré toutefois.

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Crédits photo : CIVA

Les conclusions de la journée

Après une journée complète de basketball en fauteuil roulant, nous en sommes venus à plusieurs conclusions :

1- c’est vraiment douloureux pour les mains; 2 jours plus tard, je n’ai pas retrouvé toute la sensation dans mes pouces;
2- une compétition de slam-dunk serait vraiment moins intéressante;
3- ce n’est pas facile d’avoir la force pour atteindre le panier lorsqu’on est assis… parlez-en à Odrée.

Chapeau à ceux qui jouent ce sport à de hauts niveaux! Chapeau aussi à l’organisme CIVA pour l’organisation de ce baskethon qui fût un énorme succès!

Nous avons même pu profiter de petits jus gratuits. WOW!

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Crédits photo : Yan Bilodeau

On vous invite à consulter la page Facebook de CIVA pour plus d’informations sur leur mission!

Et si vous vous le demandiez, oui, Balle Courbe a terminé dernier de sa division, au grand dam de notre capitaine, Kéven.

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Crédits photo : Odrée Rousseau

Allez, on se dit à l’an prochain! D’ici là, on aura le temps de pratiquer nos tirs et de se faire de la corne sur les mains.



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