décalade

Lorsqu’on m’a suggéré de descendre un édifice de 29 étages du centre-ville de Montréal sans utiliser l’ascenseur, mais plutôt en descendant par la paroi extérieur, mon premier réflexe a été de dire « OUI! ». Je suis toujours partant pour les nouvelles expériences!

Et lorsqu’on m’a appris qu’il s’agissait d’une façon de faire rayonner Fais-Un-Voeu, connu aussi sous le nom de Make-A-Wish, je me suis dit que je devais le faire.

Après tout, j’écris sur la lutte pour Balle Courbe et John Cena est la personnalité à avoir exaucé le plus de vœux en ayant dépassé les 600 souhaits d’enfants malades. L’écouter décrire l’effet de rencontrer des enfants qui se battent tous les jours pour leur vie est une des choses les plus émouvantes que l’on peut visionner sur YouTube.

Un gratte-ciel, c’est haut longtemps

Lorsqu’on se promène au centre-ville de Montréal, on le sait que les gratte-ciels atteignent des sommets impressionnants. Lorsqu’on peut le constater à partir du toit, c’est terrorisant. Surtout lorsqu’on doit se lancer dans le vide quelques instants après!

Soutenu par deux petites cordes, je me souviens de m’être dit « Mon casque ne me protègera pas vraiment si je tombe de 420 pieds! »

Lorsque j’ai sauté en bungee par le passé, c’était extrêmement intense, mais simple : on se lance dans le vide. La décalade est une discipline où on contrôle chaque instant de notre descente à notre propre rythme.

Heureusement, l’entraînement par les chics types de l’organisme Over The Edge m’a familiarisé avec tout l’équipement nécessaire pour compléter l’épreuve. D’ailleurs, j’écris tellement sur la lutte que mon autocomplete m’a envoyé en premier vers Over The Edge 1999.

Et si vous êtes un fan de lutte, vous comprenez l’ironie.

Les premiers instants

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Crédits photo : Wendy Lacroix

Même si mon cerveau comprenait que tout allait bien se passer et qu’il n’y avait aucun véritable risque lors de l’activité, mon corps refusait de l’écouter. Mes jambes shakaient comme si j’étais Elvis Presley.

On peut voir à quel point je suis crispé parce que tous mes muscles sont tendus par réflexe. Heureusement, j’étais accompagné de Jonathan Emond, ambassadeur de Fais-Un-Voeu.

Jonathan, qui en est à sa 6e descente, débordait d’enthousiasme et est devenu mon cheerleader personnel. Comme le nom de l’activité Au Fil De l’Espoir le dit, Jonathan est visiblement rempli de bonheur et de joie de vivre chaque seconde de la descente en rappel.

Se sentir vivant

Hier, j’ai eu une drôle de journée à la job, mais ce n’est rien comparé aux employés de bureau qu’on a dérangés en pleine réunion!

C’est spécial de vivre une telle expérience dans le contexte de Fais-Un-Voeu. Ça peut sembler effrayant de se laisser tomber d’un immeuble si haut, mais ce n’est rien lorsque je pense au quotidien des enfants malades et de leur famille. Et si je participais à ce défi assez inusité, c’était pas seulement pour le thrill, mais aussi pour leur venir en aide en faisant parler de la cause.

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Crédits photo : Rashmi_G

À votre tour

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Crédits photo : Rashmi_G

L’envie de la décalade vous titille?

Voici quelques trucs pour rendre votre descente la plus confortable possible :

  • Posez toutes les questions qui vous viennent en tête avant de monter afin d’éliminer le plus d’incertitude et de stress;
  • Au sommet, prenez le temps d’apprivoiser la sensation et vos outils avant de poursuivre;
  • Profitez du moment. Comparez votre descente avec les toits des immeubles avoisinants.  Regardez à quel point vous êtes hauts;
  • Il n’y a rien qui presse. Descendez à votre rythme;
  • Respirez! Tout va bien aller!

Si vous désirez vivre l’expérience, rendez-vous aufildelespoir.ca. Vous n’avez qu’à amasser 1 500 $ pour la bonne cause et le tour sera joué.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez simplement donner directement à l’organisme Fais-Un-Voeu.

Bonne décalade, tout le monde!



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