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Avec la venue des Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste à Montréal du 16 au 18 mars, plusieurs médias et personnalités ont été invités à s’initier au patinage de vitesse mercredi dernier. En arrivant à l’aréna Maurice-Richard, une chose me stressait plus que les patins : le spandex.

Je ne sais pas si je dois dire heureusement ou malheureusement, mais le suit n’était pas assez grand pour que je puisse l’enfiler au complet. J’ai donc seulement enfilé les jambes et j’ai gardé ma veste. Je gardais un peu d’orgueil, mais pas tant.

La preuve :

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Crédits photo : Yan Bilodeau

Une fois l’équipement enfilé, le quintuple médaillé olympique Marc Gagnon a expliqué aux patineurs en herbe comment se déroulerait la journée. On allait pratiquer en 3 étapes : le patinage, les virages et les départs. Ensuite, on allait participer à des courses. J’étais rempli d’ambitions, mais j’allais vite apprendre que même si j’avais échangé mes patins de gardien pour des patins de vitesse, j’avais toujours le même cardio (très mauvais).

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Crédits photo : JP Béland

Dès mes premiers coups de patin, j’ai compris que cet équipement était pas fait pour les ballades. Les patins sont faits pour optimiser les performances, spécialement dans les virages où la personne qui les chausse devrait être inclinée. Il n’y a que les côtés des lames qui sont coupants, il faut donc toujours avoir les chevilles sorties vers l’extérieur ou inclinées vers l’intérieur. Il n’y a pas d’autres façons de le dire : patiner comme ça, ça te crampe des tibias et un bas de dos assez rapidement. Je me disais pourtant que ça irait bien pour les courses puisque dans les pratiques, je semblais bien m’en tirer, merci à MC Gilles pour les belles images.

Finalement, je crois que tout le monde se gardait un peu d’énergie pour la suite. Personnellement, j’étais brûlé après la pratique des virages. Un vrai sportif que je suis!

Puis, est venu le temps de faire les courses. Tout ce que Samuel Girard m’avait appris auparavant a été remplacé dans ma tête par une seule chose : ne pas tomber.

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Crédits photo : JP Béland

Je ne voulais pas m’être entraîné durant toutes ces minutes pour finir sur les fesses. Je pense que cette crainte est liée à un traumatisme que j’ai subi en voyant Jeremy Wotherspoon s’enfarger lors de la compétition longue piste à Salt Lake City.

J’ai réussi! Je ne suis pas tombé et j’ai fini 3e de ma vague (sur 4). Merci à Robert Foisy d’avoir été pire que moi.

Comme vous pouvez le voir, j’ai laissé tomber les virages en croisé. Et rien de mieux que les matelas autour de la piste pour freiner.

Ma performance n’était pas la meilleure, mais une petite recherche m’a confirmé que j’aurais pu finir les Olympiques dans le top 15 au 1500 mètres. À condition d’avoir fait partie de la 2e vague des qualifications et de la 2e demi-finale. Avec les chutes et les disqualifications, j’aurais fait la finale B. Je vais renouveler mon passeport pour Pékin 2022.

Pour ce qui en est de la Coupe Vitesse et Spandex, c’est le patineur artistique Charlie Bilodeau, avec qui je n’ai malheureusement aucun lien, qui a remporté la compétition. Du côté des filles, c’est nulle autre que Marie-Philippe Poulin, la joueuse étoile des Canadiennes de Montréal, qui a mis la main sur le trophée.

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Crédits photo : JP Béland

Une belle journée qui se fait encore sentir quelques jours plus tard. Je n’aurai pas eu la coupe, la vitesse ou même le spandex, mais j’en ressors avec un énorme respect pour nos athlètes olympiques. Je m’excuse à tous ceux que j’ai jugés le mois dernier parce qu’ils sont tombés. En même temps, moi je ne suis jamais tombé. Just sayin’.

Si vous voulez encourager nos athlètes aux championnats du monde de patinage de vitesse courte piste du 16 au 18 mars, toutes les informations sont ICI.

Bon patinage de vitesse (et spandex) à toutes et à tous!



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