Selon TSN, José Bautista aurait demandé aux Blue Jays un contrat de cinq ans évalué à 150 millions de dollars. Bautista, qui sera autonome en novembre prochain, a démenti la rumeur en affirmant que c’est probablement un employé des Jays qui l’a laissé couler la rumeur pour le faire mal paraitre.

Faut dire que Swingin’ Bat José a déclaré, au début des négociations, que sa demande contractuelle n’était pas négociable et qu’il ne consentirait pas de rabais à Toronto.

C’est de bonne guerre, et je ne commenterai pas les demandes (réelles ou fictives) de Bautista. De toute façon, je suis généralement du bord des joueurs (trop long à expliquer pourquoi ici, mais regardez avec quelle arrogance les Canadiens traitent leurs clients, les fans, et transposez ça dans les négociations contractuelles…).

Par contre, cela m’a fait me poser une question fondamentale : si Bautista vaut (ou vaudrait) 30 millions de dollars par saison, combien coûterait Babe Ruth à 35 ans, avec les contrats d’aujourd’hui, s’il était disponible sur le marché?

À 35 ans, le Babe venait de compléter cinq saisons consécutives avec une moyenne au bâton de plus de .300 (il a frappé en moyenne .351 entre 1926 et 1930); il avait frappé 60 circuits en 1927, et il avait aidé l’équipe à remporter les Séries mondiales de 1927 et de 1928.

En 1930, Ruth gagnait 80 000 $ ce qui, en dollars d’aujourd’hui, équivaut à 1 134 926 dollars et des poussières. Ce n’est pas mal, mais cela demeurerait une aubaine en 2016 où le joueur le mieux payé du baseball majeur (Clayton Kershaw) gagne 32 millions.

Évidemment, il est impossible de calculer vraiment combien Ruth vaudrait sur le marché, mais on peut quand même jouer le jeu. Connaissant son sens du spectacle, ses statistiques, son implication auprès des fans, je crois que le Bambino s’assoirait avec une armée d’avocats et d’agents, et demanderait 60 millions par saison, pour dix ans. Pourquoi 60 millions? Parce que cela serait représentatif de son record pour le plus grand nombre de coups de circuit, et que cela le placerait loin en avant de tous les autres joueurs très bien payés.

Mais, je pense que la clause la plus importante que négocierait Ruth serait celle lui octroyant un poste de gérant avec les Yankees, lors de sa retraite. Parce que Babe savait que sa vie, loin du baseball, ne valait plus grand-chose, 60 millions ou pas…



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