On vous a parlé en long et en large de Conor McGregor avant le UFC 189 de ce samedi, mais qu’en est-il de l’aspirant à l’ancienne couronne de George St-Pierre, Rory MacDonald, qui obtiendra sa revanche contre le champion Robbie Lawler juste avant le raz-de-marée irlandais?

MacDonald, de la Colombie-Britannique, s’entraîne à Montréal depuis plusieurs années déjà et reçoit sur une base quotidienne l’aide et le mentorat de St-Pierre, un vieux meuble dans le gymnase Tristar de Firas Zahabi près de la jonction de la 15 et de la 40.

Le jeune premier de 25 ans est en pleine ascension à l’UFC et malgré ses deux défaites, il est l’aspirant légitime au titre de Lawler après avoir fait oublier sa défaite par décision partagée contre le champion avant qu’il ne défausse Johny Hendricks l’an dernier. Le problème avec MacDonald, c’est qu’il n’est pas vendeur. On l’oublie facilement en raison de sa personnalité plus sobre et les bonzes de l’UFC cherchent toujours un angle pour promouvoir le jeune premier.

Ses plus grandes qualités dans l’Octogone : il est bon dans tout et ne fait pas beaucoup d’erreurs. Un technicien de la cage, un savant du sport, un étudiant des arts martiaux.

C’est super efficace pour gagner des combats – mais ce n’est pas très sexy pour la moyenne des ours qui cherche un sport-spectacle de qualité.

Comment faire pour rendre attrayant MacDonald sans toutefois lui imposer la routine du « trashtalk » et les méandres des frasques criminelles pour se faire une réputation de « pas fin »?

Il pourrait peut-être ajouter l’humour à son arc, après tout, St-Pierre n’était pas le plus volubile des champions, mais il avait un petit ton pince-sans-rire qui charmait les Américains, en plus de son très fort accent lorsqu’il parlait en anglais. Rory ne possède pas cette barrière linguistique, mais il pourrait certainement jouer un peu sur son côté « geek-chic » pour se démarquer du lot.

Rory MacDonald

Sinon, prendre la ceinture de Lawler serait un pas dans la bonne direction, même si un champion n’est pas forcément un gage de succès pour l’UFC – voir en ce sens Demetrious Johnson qui, malgré sa dominance sur sa division, vend très peu de billets.

On pourrait aussi lui trouver rapidement une phrase fétiche. Le « Are you crazy in the head » de St-Pierre fait encore écho dans nos cœurs même si son combat contre Nick Diaz date de quelques années déjà.

Parce qu’on l’aime bien Rory, on aimerait le voir faire plein de bidous avec son sport et, surtout, ramener notre ceinture au Tristar pour rétablir Montréal comme une plaque tournante des arts martiaux. Le message, en très bref, c’est Go Rory Go pour samedi, rien de moins.



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