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En fin de semaine avait lieu la Classique Héritage, opposant les Jets de Winnipeg et les Oilers d’Edmonton. Comme le veut la tradition, ce fut aussi l’occasion de voir en action d’anciens joueurs le temps d’un match amical.

Ce fut aussi l’occasion de constater que Wayne Gretzy en a reperdu, lui qui a pratiquement annoncé sa « deuxième retraite » en conférence de presse, soutenant qu’il était devenu trop mauvais pour prendre part à ce genre d’événement à nouveau. Ouais, la Merveille a encore un ego bien compétitif.

Mais le plus intéressant dans ce match des anciens était de se casser la tête sur l’histoire bien mélangeante qu’est celle des Jets de Winnipeg, une franchise à l’arbre généalogique double.

La capitale du Manitoba possède un riche historique de hockey, avec les Teemu Selanne et compagnie qui ont marqué la version 1979-1996 des Jets de Winnipeg.

Mais techniquement, cet héritage appartient aux Coyotes de l’Arizona : le livre des records de la franchise était inclus dans les bagages, lorsque les Jets se sont envolés pour Phoenix. D’ailleurs, l’organisation a bien fait d’honorer son passé en retirant les chandails de Bobby Hull, Dale Hawerchuk et Thomas Steen.

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Mais on aurait bien mal vu la nouvelle franchise organiser un match Héritage en enlignant les anciens de leur franchise actuelle, les vétustes reliques des défunts Thrashers. Personne à Winnipeg n’avait envie de voir Patrik Stefan, Dany Heatley ou Pasi Nurminen à l’œuvre.

La décision de plutôt convier à cet événement Bob Essensa, Teemu Selanne et Thomas Steen provoque toutefois une scissure dans l’histoire des Thrashers. En procédant ainsi, on relègue aux oubliettes les onze années d’existence de la formation. Onze années peu marquantes, certes, avec aucune série remportée, mais onze années quand même chères aux partisans des Thrashers qui ont conservé leurs allégeances lors du déménagement de leurs favoris.

On espère que ceux-ci ne sont pas de grands nostalgiques, car ce n’est pas demain la veille que l’on va honorer les racines de leur équipe.

Et si les Coyotes déménageaient?

Toutes ces lignes du temps conflictuelles pourraient devenir encore plus compliquées si les Coyotes déménageaient. Si la concession se retrouve à Québec, est-ce que les nouveaux Nordiques décideraient de poursuivre cette histoire, elle-même héritée des Jets?

On se retrouverait alors avec le chandail de Dale Hawerchuck accroché au plafond du Centre Vidéotron?

La seule solution, alors, serait un échange des livres des records : les Nordiques redonnent aux Jets leur histoire, dans une transaction à trois équipes impliquant Colorado, qui redonnerait leur mémoire aux Nordiques. Et l’Avalanche se retrouverait avec celle des Thrashers. Yikes

C’est bien farfelu! Plutôt qu’entretenir pareille confusion, la LNH devrait officialiser l’association entre les anciens et les nouveaux Jets, en transférant le livre des records et toutes les statistiques.

L’exemple de Charlotte, au basketball

Ce ne serait pas du jamais vu dans le sport professionnel : au basketball, on a procédé ainsi dans le fameux cas de Charlotte. Lors de sa création, la formation s’appelait les Hornets de Charlotte. La franchise a ensuite déménagé en Nouvelle-Orléans.

L’équipe a d’abord conservé le nom, avant de changer pour les Pelicans. Entre temps, la ville de Charlotte a regagné une équipe par un processus d’expansion. Comme les Hornets n’étaient pas une option disponible au démarrage de la franchise, l’organisation a choisi Bobcats comme titre.

Mais elle a ensuite profité de la nouvelle identité des Pelicans pour récupérer son nom initial… en même temps que son histoire complète, sous approbation officielle de la ligue.

généalogiqueAu moins, ils n’ont pas aussi ramené le vieux logo



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