Hier, je publiais un top 5 des raisons pour continuer à écouter le hockey même si les Canadiens sont éliminés. Mais malgré la solidité de mes arguments, je sais que certains gens n’ont tout simplement pas le temps de regarder les matchs. Laissez-moi vous simplifier la vie en vous résumant brièvement ce qui va se passer durant les deux prochaines semaines.

(Ces prédictions sont basées sur de savants algorithmes de ma mixture. Lors des deux premières rondes, j’ai affiché un taux d’efficacité de 96%, avec marge d’erreur de +/- 72%.)

Finale de l’Est – Rangers vs Lightning

Les spécialistes s’attendaient à un duel de gardiens pour cette série et ils ne sont pas déçus ! Tous les matchs se terminent en 5e prolongation par une marque de 1-0. Accablées de fatigue extrême lors du match #7, les deux équipes rivalisent d’imagination dans leurs stratégies pour contrer l’épuisement des joueurs.

Chez le Lightning, un barista du Starbucks est présent en permanence derrière le banc pour préparer sur demande des triple-venti-latte-écrémé-avec-crème-fouettée-et-ti-sirop-de-caramel-sul-dessus. Ça tient réveillé, mais les joueurs doivent aller aux toilettes plus souvent.

Chez les Rangers, on choisit plutôt de faire confiance à François Bellefeuille, qui crie ses états d’âme dans les oreilles des joueurs aussitôt que leurs yeux commencent à se fermer.

Les Rangers auront finalement raison du Lightning dans la série la plus interminable de l’histoire (si on ne compte pas Virginie).

Rangers en 7.

Finale de l’Ouest – Ducks vs Blackhawks

C’en est une facile. Même sans mes algorithmes sophistiqués, l’issue de cette série est connue depuis longtemps. Souvenez-vous du film visionnaire The Mighty Ducks (ou Jeu de puissance, en français), où les canards retrouvaient en finale leurs ennemis jurés, les méchants Hawks.

Comme dans le film, l’entraîneur des Ducks est un ex-joueur déchu ayant déjà prêté son bâton à l’ennemi (Bruce Boudreau a joué sept matchs avec les Hawks). Comme dans le film, les Ducks ont volé un joueur important aux Hawks (James Wisniewski, même s’il n’a toujours pas joué en séries). Comme dans le film, les Ducks vont gagner la série in extremis grâce à une incroyable triple feinte de leur marqueur étoile (Corey Perry).

Et comme dans le film, rien de tout cela ne serait arrivé sans des lames de patin savamment aiguisées par un vieil expatrié sympathique qui a les valeurs à la bonne place.

Ducks en 7.



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