Vous vous souvenez des controverses il y a quelques années concernant les décisions de la Fédération de soccer du Québec entourant le port du hijab ou du turban sikh? Ce ne fut pas nécessairement les moments le plus glorieux de notre histoire sportive… surtout quand on pense que ces décisions vont à l’encontre de la Charte olympique, qui proclame que la pratique du sport est un droit de l’homme, sans discrimination de tous genres.

Tout ça nous amène en Australie, là où Lael Kassem a fait sa place dans l’imaginaire sportif la semaine dernière en marquant ce qui est qualifié de candidat au but de l’année en football australien.

Avouez que la première chose qui frappe quand on voit la séquence, c’est que Kassem porte le hijab.

La famille de Kassem est originaire du Liban et est musulmane. Âgée de 24 ans, Lael Kassem a neuf frères et ils sont tous impliqués dans le football australien. Il s’agit d’un bel exemple où le sport a aidé la famille à s’intégrer dans la culture locale. Kassem a même fondé sa propre équipe il y a de ça quelques années et elle joue maintenant en première division dans la ligue féminine de Sydney.

Kassem a bien sûr été victime de commentaires inappropriés après s’être retrouvée malgré elle sous les projecteurs avec son but spectaculaire, elle a toutefois démontré sa grande sagesse dans une entrevue avec le site sportzgirlz.com, déclarant que les «critiques doivent être valides et non un résultat de l’ignorance des gens. Ils doivent comprendre que leurs commentaires négatifs reflètent seulement leurs préjugés et leur intolérance. (…) C’est triste parce que s’ils étaient ouverts d’esprit et écoutaient vraiment, ils pourraient apprendre et réfléchir, et changer leur opinion».

Comme on le voit lors des Olympiques, le sport est supposé unir le monde, faire tomber les frontières et être une célébration de la race humaine. Est-ce qu’une Lael Kassem du Québec avec l’équipe canadienne de hockey féminin aurait simplifié le débat de la Charte des valeurs?



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