Cette semaine, j’ai écouté pour vous Le coureur, un court documentaire de 10 minutes sur Bruce Kidd (le nom le plus cool du monde), plusieurs fois vainqueur aux Jeux de l’Empire de 1962.

C’est le plus beau film que j’ai vu depuis un bout. Que vous soyez coureur (salut à tous les journalistes de La Presse) ou non, prenez un 10 minutes. Ça vaut la peine.

Bruce Kidd (j’en reviens juste pas), c’est un jeune coureur de Toronto. Son entraînement : 2h par jour, 6 jours par semaine pour une moyenne de 100 miles par semaine. On est loin du « easy to 5K » sur ton iPhone.

Son coach a l’air tout droit sorti d’Apocalypse now. Coupe militaire, regard à la fois sévère et bon enfant. Le genre de voisin que tu rouspètes pas s’il te dit d’arrêter de passer ta tondeuse parce qu’il brunch avec son chien sur le bord de sa piscine.

On le voit à l’entraînement et en compétition, où il termine…suspense…premier!

*Le fil d’arrivée est une ficelle cheap, digne d’une compétition de base de plein air sur le bord de la faillite.

L’ambiance sonore est parfaite. Dan les premières minutes, on entend les bruits de la mer, ses pieds qui frappent le « boardwalk » le long de la berge. Quand le son devient de la poésie, tu sais que t’as réussi ta job.

Good job, gars de son!

Comme pour plusieurs films de l’époque, certains passages sont soutenus par une narration. Mais une belle (ton, articulation, rythme), on est loin des narrateurs de Dans l’œil du dragon ou de L’Arbitre.

Voilà, c’était le billet avec le moins de jokes mais le plus d’amour depuis quelques mois. Bravo Don Owen, t’as fait un fichu de bon film!

Le coureur te permet de voir tout ça, mais pas nécessairement dans l’ordre:

– Des silences foutrement bien placés
– De superbes images tournées en 35 mm
– Si t’écoutes le film, c’est bon pour ton cardio (je crois)
– Un photographe intense en position « cuni »


Le coureur, Don Owen,Office national du film du Canada



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