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Dans cette série d’articles « Séries LNH 2018 : 5 raisons d’appuyer… », les collaborateurs et collaboratrices Balle Courbe vous énoncent cinq arguments afin de vous convaincre de devenir un partisan d’une équipe de la LNH qui sera du tournoi printanier, cette année. (Parce que t’sais, SPOILER : les Canadiens n’y seront pas.)

Aujourd’hui, Kéven Breton vous invite à encourager les Jets de Winnipeg!

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Lors des séries LNH 2018, c’est sûr que mon cœur va être avec les Predators, pour des raisons qu’une collègue se fera le plaisir d’énumérer dans un prochain article. Mais mon plan B, mon prix de consolation de luxe, ma sortie de secours express, advenant une défaite de Nashville, c’est Winnipeg.

Voici pourquoi.

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L’évolution de la barbe de Patrik Laine

La seule chose possiblement plus impressionnante que la saison de 44 buts de Patrik Laine cette saison est la drôle de barbe qu’il s’est fait pousser pour rendre hommage à ses ancêtres finlandais ayant immigré au Manitoba et qui étaient, semble-t-il, réputés pour leur copieuse pilosité faciale.

Laine a ainsi partie une drôle de mode à la Bell MTS Place, alors que les fans qui viennent l’encourager portent une barbe claire. Ça promet pour la suite des choses, surtout que Laine ne l’a pas rasée avant le début de la série contre le Wild, se procurant ainsi une longueur d’avance de plusieurs centimètres sur ses coéquipiers.

Qui sait, si les Jets se rendent loin, Burns et Thornton pourraient avoir de la compétition…

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Ils sont dus

La dernière série remportée par les Jets de Winnipeg remonte à 1987, alors que l’équipe sous sa première forme avait battu Calgary en six matchs. Ça fait plus de trente ans!

Pire encore, la franchise actuelle, qui hérite du livre des «records» des défunts Thrashers d’Atlanta, n’avait jamais remporté un seul match de playoff (avant hier soir). Lors de ses deux participations précédentes, l’équipe s’est fait balayer (en 2015 face aux Ducks et en 2007 face aux Rangers).

Bref, un peu comme Lyle Odelein, ils sont dus.

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C’est la seule équipe canadienne qui participe

Un peu de chauvinisme canadien bien placé ici : les Jets représentent la seule formation canadienne à prendre part aux séries éliminatoires 2018. Oui, la seule et unique. Croyez-moi, j’ai fait le compte.

Les Sénateurs, les Canadiens, les Canucks, les Oilers, les Flames sont tous en train de préparer leurs fers 8. Ce qui laisse seulement Winnipeg comme unique ville canadienne en lice pour le Lord Stanley.

J’oublie aucune ville. En tout cas, aucune ville digne de mention.

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Les fans sont vraiment dévoués

Anticipons une hausse du PIB américain ces prochaines semaines, ou au moins dans l’État du Minnesota, avec tous les fans des Jets qui traverseront les douanes pour aller envahir l’aréna ennemi lors des matchs 3 et 4. C’est que les fans des Jets sont parmi les plus bruyants et les plus passionnés de la ligue — on peut les comprendre, après s’être fait retirer de force leur club en 1996.

Ils ne feront pas que sentir leur présence à Saint-Paul. Les fans des Jets dans les gradins de Winnipeg sont encore plus intimidants que Dustin Byfuglien sur la glace. On peut se rappeler le Whiteout en 2015 alors que la foule s’était vêtue tout de blanc. Elle avait ensuite fièrement salué son équipe à la fin du match 4, même si celle-ci était en train de se faire éliminer.

Et ce soutien indéfectible transparaît sur la glace : cette année, les Jets ont affiché le meilleur dossier à domicile de toute la ligue (32-7-2).

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Ils sont vraiment bons

Beaucoup de facteurs émotifs expliquent que je vais appuyer les Jets, mais il y a aussi tout plein de raisons logiques et rationnelles : cette équipe a toutes les chances de remporter la Coupe Stanley. Ils ont la formule typique d’une formation qui se rend loin, avec un bon mélange de jeunes et de vétérans, de la profondeur, et le toujours essentiel gardien-méconnu-qui-se-propulse-subitement-au-niveau-de-superstar au bon moment.

Ils ont cinq marqueurs de 20 buts ou plus (sans compter l’arrivée de Paul Stastny et la contribution de 17 buts de Mathieu Perreault) et environ quatre défenseurs qui joueraient sur la première paire à Montréal (cinq si on compte Joe Morrow).

Bref, je sais pas c’est quoi la plus grande artère commerciale à Winnipeg, mais moi je commencerais tout de suite à me trouver un bon spot pour le défilé…



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