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On m’accuse beaucoup, depuis quelques textes, de faire dans le négativisme en ce qui concerne la prochaine saison des Canadiens. En fait, personne ne m’a accusé de rien, mais j’aime ça faire semblant que mon opinion de partisan compte, ça me rassure. Et, il y a aussi quelque chose d’autre qui me rassure, qui me démontre que je ne suis pas complètement dans le champ pour ce qui est de l’évaluation de l’équipe. C’est une métrique mesurable, un genre de statistique avancée qui nous permet de prédire si le directeur général de l’équipe va survivre à une mauvaise saison, ou non. Appelons ça la stat LEMAY de la vente des billets (je suis humble de même, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise?).

Parce qu’on a beau dire qu’on avait l’impression que la ville n’était pas hockey lors des dernières séries, ça demeure quand même une impression. Et c’est subjectif. Mais là, l’heure est grave pour l’Organisation (le o majuscule est voulu) : il reste toujours des billets pour le match d’ouverture au Centre Bell, le 10 octobre, contre les Blackhawks.

Et pour tous les matchs subséquents. Ça fait longtemps qu’on a pas vu ça. En fait, la dernière fois que ça s’est produit, si ma mémoire est bonne, c’est dans le temps de Réjean Houle le directeur général, pas le joueur. Peut-être l’année dernière, aussi, remarquez, mais je n’ai malheureusement pas vérifié à l’époque et je ne suis pas convaincu que l’Organisation me donnerait les chiffres de vente.

Aussi, en général, les billets deviennent plus facilement disponibles en fin de saison, quand l’équipe en a connu une difficile, comme il y a deux ans. Même l’année dernière, alors que l’équipe était bien classée, il était possible de se procurer des billets quelques heures avant les matchs, dans le dernier tiers du calendrier. Or, dans le temps où on y croyait encore, les billets individuels se vendaient généralement en moins de 10 minutes.

Qu’est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que le siège du directeur général est en jeu, cette saison. Parce que tant que le Centre Bell est plein, tout va bien, même si l’équipe est moyenne. Quand les billets se vendent moins, ça fait mal. Et le Canadien, c’est avant tout une business.

Mais, n’ayez crainte, tous les sièges seront occupés le 10 octobre. Le Canadien va faire ce qu’il fait quand son amphithéâtre n’est pas plein : acheter lui-même les billets et les donner.

La guerre, c’est la paix. Notre défensive est meilleure. Le Centre Bell est plein.



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