Stéphanie Frappart et son équipe

La tenue de la Coupe du monde de soccer au Qatar place le projecteur sur les inégalités sociales présentes dans le monde arabe.

C’est ironique, donc, de voir que la FIFA a finalement brisé un plafond de verre dans un pays où la place des femmes est encore fortement minimisée par les autorités.

En effet, lors du duel entre l’Allemagne et le Costa Rica, une victoire insuffisante de l’Allemagne qui doit rentrer à la maison, on a remarqué un truc dans les notes de matchs qui, à notre avis, méritait plus d’attention.

L’arbitre Stéphanie Frappart, de la France, est devenue la première femme a officié un match de la Coupe du monde masculine. Pas «la première femme au Qatar», mais bel et bien la première femme de l’histoire dans toutes les éditions de la Coupe du monde de la FIFA.

Comment on vous dirait ben ça … Y’ÉTAIT TEMPS!

Briser le plafond de verre

Après avoir été la première arbitre féminine en Ligue des champions en 2020, Frappart double son exploit avec ce premier match lors de la Coupe du monde.

De plus, à ses côtés, la Brésilienne Neuza Back et la Mexicaine Karen Diaz Medina ont complété l’équipe d’officielles pour la rencontre. On parle ici d’un trio féminin sur le terrain, une autre première évidemment.

À 38 ans, Frappart ouvre le chemin pour d’autres arbitres, c’est certain, elle qui normalement opère en Ligue 1 depuis 2019.

En 2022, donc, la FIFA donne finalement les clés d’une rencontre à une femme tout en donnant la Coupe du monde à un pays qui nécessite encore qu’une femme reçoive l’endossement d’un homme afin d’obtenir un permis de travail ou, pire encore, un permis de conduire.

Y’a encore du chemin à faire gang.



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