Canadiens Montréal Tampa Bay Lightning

Ouf.

Avec l’habileté qu’on lui connaît, Canadien a fini par arriver en 2ème ronde.

Un peu comme cette personne qui déboulait les marches a fini par arriver en bas.

Hélas ! Contre le Tampa duBay, la dégringolade a repris de plus belle, et nul ne semble savoir quand elle s’arrêtera.

Dans cette métaphore, deux issues sont encore possibles : soit Canadien déboule encore jusqu’à s’écraser au rez-de-chaussée de la LNH, ou bien il freine sa descente en s’écartillant les pieds d’une façon un peu weird.

En dehors de la métaphore, ça veut dire qu’il doit marquer. Parce que le hockey, c’t’un sport de buts.

Canadien a compté 15 buts en 8 matches depuis le début des séries, incluant un filet désert.

Ça ne fait même pas 2 par match. Autrement dit, dès que Price accorde un but, on peut fermer la télé et se rabattre sur le Twitter du Montréal Alouettes.

Si Canadien a pu vaincre le Sénat à grands coups de Dale Weise, de buts refusés et d’excellent gardiennage de filet, il faudra que ses meilleurs joueurs marquent s’il veut remporter la Stanley. Ça veut dire toi ça, Carey Price.

Comme on peut le voir dans le tableau ci-bas, Price est loin derrière le pauvre Wayne Gretzky, qui a eu besoin de compter 224 buts pour chaque Coupe Stanley remportée. Pitoyable.

Graphique gossé par l'omniscient François Lanthier

Graphique gossé par l’omniscient François Lanthier

Un moment donné, peut-être que les défensives gagnent les championnats, mais ça ne veut pas dire que compter des buts est nuisible. Personnellement, j’échangerais deux bons arrêts de Price pour cinq buts mardeux de Prust, n’importe quand.

Faque, c’est ça. Côté chiffres, Canadien n’est pas au bout de ses peines.

On fait quoi d’abord ? On cherche des moyens raisonnables d’améliorer la production offensive ?

Non ! On arrête de regarder les chiffres.

Il est plus que temps de se libérer de la dictature des faits et de la raison. Canadien doit briser la relation toxique qu’il entretient avec la réalité et commencer à s’en remettre à son instinct et à la pseudoscience sportive.

Il devra « sortir fort » et « faire taire la foule ».

Il devra mettre de côté l’affaire Prust-Watson, ou Brandon-Brad, et « snapper », « bourdonner », mettre « Bishop » en échec, « bouger ses jambes », « créer de la circulation » et éventuellement « patiner » et « ne jamais cesser d’y croire ».

Et ce, dans n’importe quel ordre.



Commentez cet article