Le tournoi de Roland-Garros bat présentement son plein (quand il ne pleut pas) et avec l’abandon de Rafael Nadal et la défaite de Stanislas Wawrinka, la voie est libre pour qu’un autre joueur remporte les grands honneurs à Paris.

Si son poignet ne lui avait pas fait défaut, le Majorquin aurait pu remporter une 10e victoire à la porte d’Auteuil, un exploit jamais réussi auparavant, toutes surfaces confondues.

Mais justement, les critiques ont souvent reproché à Nadal de n’être le joueur que d’une seule surface. Alors ça change quoi, la surface ? À part la couleur des taches sur les vêtements des joueurs ?

Analyse comparative des différents types de terrains de tennis (savamment illustrée par Seinfeld).

Le gazon

Fameusement utilisé à Wimbledon, le gazon est la plus ancienne et la plus prestigieuse des surfaces pour jouer au tennis. Mais comme elle est aussi la plus coûteuse à entretenir, peu de tournois se permettent de s’en servir. (Vous pouvez toujours donner 5$ à votre neveu pour qu’il vienne tondre votre terrain, mais ça risque de donner un résultat inégal.)

Le gazon est reconnu comme étant la surface la plus rapide pour jouer au tennis, puisque la balle « glisse » sur la surface plutôt que de « mordre » dedans. L’herbe est donc moins sensible aux effets de la balle, qui rebondit moins haut après l’impact et abaisse ainsi le temps de réaction pour la retourner.

Le gazon occasionne donc des échanges plus courts, favorisant les joueurs qui aiment attaquer le filet (comme Federer) ou qui ont un service puissant (comme Raonic). Voici un autre Milos qui a un service très puissant :

La terre battue

Le plus célèbre tournoi joué sur terre battue est celui de Roland-Garros, actuellement en cours à Paris. Contrairement à ce que son appellation laisse croire, cette surface n’est pas composée de terre, mais plutôt de brique pilée. Va savoir.

La terre battue est la surface la plus lente pour jouer au tennis, du fait de son coefficient de friction élevé qui ralentit considérablement la balle quand elle touche le sol. Elle est également très réactive aux effets imposés à la balle par les joueurs et favorise des rebonds plus hauts, permettant des échanges plus longs.

La friabilité de la terre battue a aussi la particularité de permettre aux joueurs de glisser sur la surface pour retourner des balles autrement impossibles à atteindre.

La terre battue favorise donc les joueurs très mobiles, patients, défensifs et qui aiment mettre beaucoup d’effet dans la balle, comme Rafael Nadal. Cosmo Kramer, lui, est un peu moins mobile :

Les surfaces dures

Utilisées entre autres pour le US Open et l’Australian Open, les surfaces dures sont un peu l’entre-deux entre gazon et terre battue. La plupart des terrains sont composés d’asphalte ou de béton recouvert d’une couche d’acrylique. C’est la quantité de sable ajouté à l’acrylique qui déterminera la vitesse du court et la réactivité aux effets de balle.

Les surfaces dures ont la particularité d’être plus difficiles pour les articulations et d’offrir plus d’adhérence sous le pied, ce qui peut amplifier le risque de blessures.

C’est la surface la plus commune partout dans le monde, du fait de son faible coût d’entretien et de sa rapidité à sécher.

Les surfaces dures encouragent les joueurs à pratiquer un tennis équilibré, alliant attaque, défense et endurance. Et les balls boys aussi ont besoin d’être endurants :

Autres propositions de surfaces ?

Le livre officiel de règlements n’offre étonnamment aucune prescription sur les types de surfaces permises pour jouer au tennis. Alors pourquoi ne pas proposer de nouvelles surfaces, questions de donner un peu plus de variété au sport ?

– Doritos concassés
– Vieux albums non vendus de Jacques Villeneuve
– Champ de cactus
– Jello
– Trampoline
– Plein de petits trous, comme pour le air hockey
– Asphalte montréalaise (incluant les nids de poule)

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