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La saga Max Pacioretty est maintenant terminée à Montréal. Après plusieurs mois de spéculations, le Canadien a finalement échangé son capitaine. Qu’on aime l’échange ou non, la façon que la direction du club a géré ce cas laisse à désirer. Marc Bergevin et Geoff Molson insistent que le 67 a demandé un échange, tandis que celui-ci et son agent crient haut et fort l’inverse.

Si Bergevin a réussi à conclure une transaction pas si mal dans les circonstances, il aurait peut-être dû trouver une façon d’éteindre le feu différemment. Après tout, plusieurs partisans blâment Max pour le départ de PK Subban et maintenant, les deux ne sont plus à Montréal.

Ce n’est pas la première fois que le club l’échappe dans un différent avec un joueur, en voici d’autres exemples.

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Guy Carbonneau

Photo : Crédits photo : RDS

Un peu plus d’un an après avoir remporté la Coupe Stanley avec le Tricolore, le capitaine Guy Carbonneau est échangé aux Blues de Saint-Louis contre Jim Montgomery. Plusieurs évènements auraient mené à cet échange.

Durant la première ronde des séries éliminatoires entre Boston et Montréal, Jacques Demers a déclaré que l’équipe avait beaucoup moins de chances de l’emporter sans Patrick Roy. Carbo a alors répondu qu’il n’était pas d’accord et que ce n’était pas l’équipe d’un seul homme. Résultat : mésentente entre l’entraîneur et le capitaine suivie d’une élimination du club en 7 matchs.

3 jours plus tard, Carbonneau est aperçu sur un terrain de golf avec Vincent Damphousse. Alors qu’un photographe du Journal de Montréal le prenait en photo, le capitaine a décidé de lui envoyer ses meilleurs vœux en lui faisant un beau doigt d’honneur.

Trois mois plus tard, Carbonneau était échangé.

Le directeur général de l’époque, Serge Savard, a soutenu que la photo n’avait rien à voir avec l’échange et que c’était plutôt l’âge de Carbonneau qui avait pesé dans la balance; on voulait un centre plus jeune. Montgomery ne jouera que 5 matchs à Montréal avant d’être libéré par l’équipe. Carbonneau jouera une saison avec les Blues et sera échangé à nouveau à Dallas, où il remportera sa troisième Coupe Stanley.

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Mike Ribeiro

Photo : Crédits photo : Balle Courbe

Dans ce cas-ci, il n’y a pas eu autant de spéculations que dans le cas de Pacioretty, mais il est certain que l’attitude de Ribeiro, dans le vestiaire comme à l’extérieur de l’aréna, ne plaisait pas à la direction. Le jeune Ribeiro ne s’entendait pas beaucoup avec le capitaine du Canadien et les deux centres s’étaient même battus durant une pratique.

Après des saisons de 65 points et 51 points, quelques jours avant le début de la saison 2006-2007, Ribeiro se fait échanger aux Stars de Dallas contre… Janne Niinimaa. Le défenseur finlandais jouera 41 matchs à Montréal avant de finir sa carrière en Europe.

Dommage, Ribeiro semblait s’amuser à Montréal.

cas 05

Georges Laraque

Photo : Crédits photo : Getty Images

À l’aube de la 100e saison du club, Bob Gainey met sous contrat Georges Laraque. Laraque devient immédiatement un des favoris de la foule, mais son passage aura marqué pour bien d’autres raisons. Laraque n’a jamais eu peur de dire ce qu’il pensait et cela a causé plusieurs problèmes avec ses entraîneurs, Guy Carbonneau, Bob Gainey et Jacques Martin.

Quelques mois après son arrivée, Laraque s’est plaint de son temps d’utilisation. Carbonneau ne capotait pas sur l’idée d’avoir des bagarreurs dans son équipe. Laraque a sûrement préféré Bob Gainey qui l’a fait jouer sur le premier trio durant les séries éliminatoires. Sous Jacques Martin, Laraque ne sera pas beaucoup utilisé. Les partisans garderont bons et mauvais souvenirs du passage du colosse québécois, lui qui dominait ses bagarres, mais qui n’a jamais jeté les gants contre Milan Lucic, l’ennemi juré du Canadien.

Laraque marquera son premier but dans l’uniforme du Canadien juste à temps, puisqu’il se fera dire par le directeur général de rester chez lui tout de suite après. Lorsqu’il a demandé la raison qui justifiait le fait qu’il ne soit plus dans les plans de la Sainte-Flanelle, Gainey lui aurait dit qu’il n’avait pas à lui en donner et que l’équipe était tout simplement meilleure sans lui.

Ouch.

cas 04

P.K. Subban

Photo : Crédits photo : RDS

Bien évidemment, la saga Subban se retrouve dans ce top. Tout d’abord, il y a eu le long bras de fer entre l’organisation et son défenseur étoile lors de la négociation de contrat, qui s’est quasi terminée à l’arbitrage. Puis, un an plus tard, Marc Bergevin répète pendant des jours, voire des semaines, qu’il ne magasine pas P.K. Subban. À sa défense, il refusait toutefois de le considérer comme un intouchable. Une chance, puisque Subban sera échangé quelques jours après le repêchage de Mikhail Sergachev, lui aussi échangé un an plus tard.

En retour, le Canadien obtient Shea Weber. Moins d’un an après la transaction, Subban ira en finale de la Coupe Stanley avec les Predators.

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Chris Chelios

Photo : Crédits photo : Bruce Bennett Studios/Getty Images

Chris Chelios était un gagnant du trophée Norris, mais quand il ne jouait pas au hockey, il avait son lot de problèmes. Certaines rumeurs disent que les propriétaires du Canadien n’aimaient pas l’image que le défenseur projetait sur l’équipe hors glace et auraient ordonné au directeur général, Serge Savard, de l’échanger. 24 heures après avoir été arrêté pour s’être battu contre deux policiers du Wisconsin, Chelios est échangé à Chicago contre un Denis Savard vieillissant.

Serge Savard a toujours refusé de donner la véritable raison qui l’a poussé à échanger son excellent défenseur, prenant le blâme à 100 %. Il dit plutôt qu’il a tout simplement mal évalué Denis Savard. Il a toutefois avoué que cet échange était un de ses plus grands regrets.

cas 02

Guy Lafleur

Photo : Crédits photo : Getty images/Denis Brodeur

Un des plus grands joueurs de l’histoire du Canadien n’a pas eu la fin rêvée avec son club. Durant la saison 1984-1985, le démon blond demande à son directeur général de l’échanger, puisqu’il est insatisfait de son temps de glace. L’entraîneur Jacques Lemaire demande à Lafleur de s’impliquer défensivement alors que Lafleur a toujours été une force offensive. Devant le refus de Savard de l’échanger, Lafleur trouve une autre solution : la retraite.

À 33 ans seulement, le meilleur pointeur de l’histoire de l’équipe annonce qu’il accroche ses patins en plein mois de novembre 1984. Le Canadien retirera son numéro en février 1985.

Lafleur reviendra dans la LNH avec les Rangers de New York en 1988, puis jouera deux autres saisons avec les Nordiques de Québec.

cas 01

Patrick Roy

Photo : Crédits photo : RDS

Le mois de décembre nous garantit toujours 3 choses : Noël, la dinde et le lourd souvenir du 2 décembre 1995. Ce n’était pas l’amour entre le nouvel entraîneur-chef du Canadien, Mario Tremblay, et le joueur le plus populaire de l’équipe, Patrick Roy. Le 2 décembre 1995, Tremblay refuse de retirer Roy du match entre les Canadiens et les Red Wings, même s’il mangeait une volée.

On se souvient tous de la réaction de Roy lorsque la foule l’a félicité d’un arrêt alors que le score était de 7-1.

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Crédits photo : YouTube

L’entraîneur retirera finalement le gardien vedette après le 9e but des Red Wings. Ce dernier, alors qu’il vient à peine de retirer son masque, rend immédiatement une visite au président de l’équipe Ronald Corey sur le banc du club, mentionnant qu’il avait joué son dernier match dans l’uniforme du CH.

Au lieu d’attendre, de tenter de régler le conflit entre les deux hommes et de garder son gardien vedette, Réjean Houle l’échange au Colorado 4 jours plus tard dans une des pires transactions de l’histoire du CH. À la fin de la saison, pour ajouter l’insulte à l’injure, Roy lèvera à nouveau les bras vers les airs, mais cette fois avec une Coupe Stanley dans les mains et l’uniforme de l’Avalanche sur le dos.

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Crédits photo : Getty Images



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