Evolution de la WWE

Alors que nous fêtons le premier anniversaire de WWE Evolution, un pay per view rempli de matchs féminins que la WWE a décidé de passer sous le radar cette année, j’ai envie de faire un retour en arrière et de revisiter le traitement des femmes à la WWE.

« Diva ». C’était le mot employé pour qualifier les femmes qui tentaient de gagner une ceinture en forme de papillon. Un grand nombre d’entre elles étaient recrutées à travers un concours de femme en bikini nommée le Raw Diva Search.

Une compétition où des femmes étaient réduites à manger des tartes de façon sensuelle :

J’ai envie de survoler l’époque pré-#GiveDivasAChance très rapidement et poursuivre la suite dans ma prochaine colonne.

Voici donc quelques décennies en quelques lignes :

Partir de loin

Quand le grand patron Vince McMahon engage les femmes selon les catégories de porn, le résultat devient prévisible.

C’est quand même semi-payant pour la compagnie alors que Sunny qui se fait renverser de la bouette par Phineas Godwinn la transforme en célébrité la plus téléchargée sur AOL.

La priorité de McMahon était Sable, une blonde avec la poitrine saillante dépourvue de charisme et qui danse avec la sensualité d’un Ficello qu’on laisse au vent. Elle parait tout de même bien considérant que le patron de la compagnie danse comme un fugitif d’une prison qui touche à une clôture électrique.

Pendant l’Attitude Era, bien qu’on avait de réelles lutteuses d’un côté, il y avait aussi des femmes comme Debra traitée comme une poitrine ambulante sous un Jerry Lawler excité comme un loup devant une bergerie.

Rappelons-nous la fois où le titre a changé de main après un brassière et bobette match où le but était de déshabiller l’adversaire parce que Shawn Michaels était trop horny après avoir vu les puppies de Debra :

Même en sortant de l’Attitude Era, le championnat féminin était disputé dans des brassière et bobette match, pour ne nommer que ce type de match en plus des matchs dans le pudding et autres choses gênantes.

Je pourrais faire malheureusement faire un top 50 des pires moments pour les femmes à la WWE et devoir en laisser de côté pour me bourrer ensuite d’antidépresseurs.

Je tiens à préciser que ces femmes ne sont pas à blâmer, mais que c’est plutôt la direction qui est à pointer du doigt. En priorisant purement la beauté commerciale de leurs femmes plutôt que les aptitudes dans les rings, ça résulte en matchs de moins de 3 minutes contenant tant de maladresses en si peu de temps :

D’étranges célébrations

La WWE a souvent tenté de s’autocongratuler concernant le traitement de leurs vedettes féminines. Régulièrement, avec toute l’absence de recul du monde.

Parce que durant la dernière décennie et même plus, la WWE utilisait les femmes en tag-team pour nous donner une pause pipi avant le main event d’un PPV et de temps à autre, elle se félicitait d’avoir au moins des femmes sur le show.

La barre était si basse qu’Hornswoggle aurait pu marcher au-dessus sans effort.

Lors de Wrestlemania XXV, la WWE a voulu rendre hommage aux femmes du passé et du présent avec un grand Battle Royal où l’on reverrait nos préférées d’avant et d’aujourd’hui où une grande gagnante sera couronnée Miss Wrestlemania.

Au lieu de nous laisser popper sur chacune des entrées, les femmes sont entrées vers la fin du petit spectacle de Kid Rock alors que tout le monde était parti aux toilettes. Parce que ce qui se produit aux toilettes est toujours mieux que la musique de Kid Rock.

En revenant à nos places, on était tous à se demander « Heille c’est-tu Sunny en arrière? ».

La compagnie a décidé que les honneurs de Miss Wrestlemania méritaient d’aller à Santino déguisé en femme. La compagnie a même classé ce moment comme un « side splitters », c’est-à-dire « un moment crampant » :

Les commentaires sont désactivés sous la vidéo. C’est la façon de la WWE de dire « Ouin, on le sait, nous aussi, que c’est louche au fond de nous ».

NXT? NXT? NXT?

J’étais surexcité lorsque la WWE a annoncé que la troisième saison de NXT, une compétition à l’époque, allait se consacrer aux talents féminins.

Après tout, la première saison de NXT contenait Daniel Bryan et tous les participants ont fini par former la première mouture du Nexus qui sont devenus un pilier important de l’histoire!

Mais non, la WWE a fini par engager des femmes qui n’avaient probablement jamais même vu un seul match de lutte. Non seulement les matchs étaient terribles, mais tout le monde s’est fait imposer des segments vraiment douteux :

Je pense qu’on doit prendre un moment pour féliciter toutes ces femmes qui ont appris leur métier sur le tas et qui ont fini par livrer des bons matchs à une époque où le Performance Center n’existait pas.

#GiveDivasAChance

Puis NXT est devenu le produit qu’on est connait. Paige fut couronnée la première championne en célébrant sous le thème d’un homme, celui de Triple H, l’homme qui manque éternellement d’attention.

Pendant ce temps à Raw, AJ Lee vole la vedette avec son casting différent et son charisme qui se démarque. Alors à la maison à regarder Raw, elle remarque une chose à laquelle nous sommes trop habitués pour le noter : le seul match féminin dure moins de 30 secondes :

Comme je disais plus haut, la WWE adore se faire croire qu’elle est noble. La veille, Stephanie McMahon a félicité Patricia Arquette d’avoir parlé pour la cause des femmes avec le hashtag #UseYourVoice.

Alors AJ Lee s’est dit qu’elle allait le faire à son tour. Elle s’est donc lancée dans une petite tirade pour exposer l’hypocrisie des McMahon avec le hashtag #UseYourVoice.

Stephanie a répondu un accusé de réception qui sonne comme ce que tes parents te disent avant qu’ils se mettent à te chicaner après avoir écouté tes explications.

Le tout a résulté à un mouvement parti par les fans qui ont démarré le hashtag #GiveDivasAChance.

Pensez-vous que les McMahon aiment se faire critiquer? Quelle sera la suite des choses? Est-ce qu’AJ Lee et Paige auront de longs règnes de championnes avec des combats de 15 minutes aux shows hebdomadaires?

C’est ce qu’on verra la semaine prochaine!



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