Le March Madness aux États-Unis, c’est la folie. Au Québec, c’est Noël pour les membres d’un clan underground, mieux connu sous l’appellation « les passionnés de basketball».

Ces individus sont bel et bien parmi nous. Ça pourrait être votre voisin, votre collègue, votre date Tinder.

Il est souvent difficile de les identifier car ils ne se manifestent pas souvent, et lorsqu’ils le font, c’est très souvent dans l’indifférence totale.

Vous avez l’ombre d’un soupçon à l’endroit d’un membre de votre entourage ? Un premier test rapide et facile serait de mentionner les noms Kenny Chery et Olivier Hanlan.

Si ses yeux s’illuminent et qu’il vous parle des beaux espoirs du basketball canadien, vous êtes bel et bien en présence d’un passionné.

Sinon, comment faire pour démasquer un adepte du basketball au Québec ?

Il joue au basketball : Un joueur de baseball est le seul à pouvoir soutenir une pause entre les lancers, c’est le même principe avec le basket et une fin de match avec des temps morts après chaque possession.

Il fait des malaises sur les réseaux sociaux : Événements sportifs et commentaires réactionnaires sur les réseaux sociaux sont devenus inséparables. C’est thérapeutique de pouvoir exprimer à ses amis Facebook ce que l’on pense de la Sainte-Flanelle.

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Ceci dit, Kyle Lowry suscite moins les passions que Carey Price…

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Il va au Centre Bell UNE fois par année : Le match préparatoire de la NBA à Montréal est l’occasion rêvée de voir réunis sous un même toit les 20 000 personnes qui s’intéressent au basketball dans la province, soit l’ensemble des ligues de basket et les gens qui ont gagné des billets à la radio.

Il vénère «Bob C» Comeau : Qui d’autre utilise l’expression «duuuuuu centre-ville» ?

Il pense que Montréal a besoin d’une équipe de la NBA : LOL

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Les prochaines semaines seront très excitantes pour les membres de notre clan. Je me souviens de mes belles années dans le département des sports d’une chaîne généraliste. C’était mon moment de gloire, la seule fois de l’année où je pouvais discuter de basket et on m’écoutait.

Le March Madness, c’est le moment parfait pour adopter le sport. C’est vraiment un beau tournoi. Qui ne se souvient pas du parcours incroyable de l’Université Davidson en 2008 avec nos deux représentants québécois Will Archambault et Max Paulhus Gosselin ?

Moi, c’est grâce au basketball que j’ai trouvé l’amour. Notre troisième date était sur un court, elle m’a battu en un-contre-un. J’ai même dû simuler une commotion cérébrale pour cesser l’humiliation.

Mon amoureuse, c’est une passionnée de basketball, une joueuse émérite qui a jadis brûlé les parquets universitaires. La première fois qu’on a écouté un match à la télévision ensemble, elle analysait avec justesse tous les faits et gestes des joueurs.

C’est à ce moment que j’ai su que c’était la bonne.

 

**NDLR:



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